Résumé de Samadhi Pada des Yoga Sutra

Yoga Sutra Samadhi Pada

 Dans ce texte, j’ai essayé de résumer l’intégralité des Yoga Sutra en quelques lignes. Je l’ai fait dans un but de simplification pour ceux qui ne peuvent pas venir à tous les cours ou qui nous rejoignent plus tardivement. Néanmoins, c’est de la folie ! Quand je repense, parfois on passait 3-4 heures à discuter un seul sloka (verset) avec le maître car derrière chaque sloka est une connaissance profonde et complexe.

Mais puisque je suis dans la mode de « simplification », je vais également ajouter ce que j’avais retenu de mes premières lectures de Samadhi Pada. A l’époque j’étais jeune. Je voulais tout savoir d’un seul coup. Ça m’énervait pas mal quand on me disait : pas tout de suite ou (c’était pire) la compréhension vient avec le temps. Je me dispersais aussi bien plus facilement.

Durant ces premières lectures, ce que j’avais capté c’était ça :

Si je veux progresser dans Yoga, il est important que je me discipline. Tant que je laisse mon esprit décider ce qu’il veut/veut pas, tant que je continue de changer mes avis tous les 4 jours, quelles que soient les raisons, je n’aurais aucune chance d’avancer dans la voie de Yoga. Les résultats ne viendront qu’à travers la persévérance.

Aujourd’hui, avec du recul, je considère que le Samadhi Pada a deux messages importants à nous donner. Bien que Patanjali touche des sujets comme les étapes de samadhi et les techniques pour apaiser l’esprit, à vrai dire, ce n’est que dans Sadhana pada que l’on découvre la vraie pratique. En Samadhi Pada, ce qui est important c’est :

  1. Apprendre à se discipliner, prendre des décisions, les tenir, et éviter de changer d’avis.
  2. L’importance de se baser sur un savoir juste (qui, dans la voie de Yoga représente les textes anciens comme les Upanishad, les philosophies hindoues).

Bien que le sujet ici c’est l’apprentissage de Yoga, je trouve que ces deux messages sont valables dans presque tout ce que l’on fait dans la vie, que notre quête soit interne ou externe.

Sutra 1-4 : Qu’est-ce que c’est le Yoga ?
atha yoga-anuśāsanam 1 Maintenant démarre la discipline de Yoga.
yogaś-citta-vr̥tti-nirodha 2 Enlever les fluctuations qu’apporte l’esprit à la conscience est Yoga.
tadā draṣṭu svarūpe-‘vasthānam 3 Cela étant accompli, l’Observateur (l’âme/la conscience) demeure dans sa nature essentielle.
vr̥tti sārūpyam-itaratra 4 A tout autre moment, l’Observateur confond sa nature avec la nature des vritti (fluctuations du mental).

 

A retenir :

  1. Yoga se base sur la philosophie de Sankhya, qui nous parle d’une dualité Purusha (la conscience suprême) et Prakriti (la nature primordiale).
  2. Les deux philosophies considèrent que la vraie nature de l’être est la conscience, mais à cause des fluctuations du mental, l’être oublie sa vraie nature.
  3. A ce moment-là, ses sens cognitifs sont tournés vers l’extérieur et il rentre dans un monde de l’égo, de désirs et de peurs. Ceci est la cause principale de la souffrance.
  4. Yoga est l’art et la science qui permet d’arrêter les fluctuations mentales pour que les sens cognitifs puissent se tourner vers l’intérieur et reconnaître la vraie nature de l’être.
Sutra 5-11 : Vritti ou les types de fluctuations du mental.
vr̥ttaya pañcatayya kliṣṭākliṣṭāḥ ॥5॥ Il existe 5 vritti (fluctuations) dont certains sont causes d’entraves et d’autres non.
pramāṇa viparyaya vikalpa nidrā smr̥taya 6 L’épistémologie valide, la connaissance incorrecte, l’imaginaire, le sommeil et les souvenirs représentent les 5 vritti.
pratyaka-anumāna-āgamāḥ pramāṇāni 7 La perception, l’inférence et le témoignage constitue l’épistémologie valide.
viparyayo mithyā-jñānam-atadrūpa pratiṣṭham 8 La connaissance incorrecte est dûe à la perception fautive de la réalité.
śabda-jñāna-anupātī vastu-śūnyo vikalpa 9 L’imaginaire est vide de substance car il se base uniquement sur les mots.
abhāva-pratyaya-ālambanā tamo-vr̥ttir-nidra 10 Durant le sommeil, l’esprit se concentre sur le vide (la non-perception des sens) et constitue une 4ème fluctuation.
anu-bhūta-viaya-asapramoa smr̥ti 11 La mémoire cause la fixation (dans le mental) d’un objet expérimenté.

 

A retenir :

  1. Ces 5 fluctuations résument tout style de pensées que nous pouvons avoir et représentent les vrais obstacles pour un Yogi dans la recherche de sa vraie nature.
  2. La connaissance inexacte et incorrecte est presque partout (y compris dans le monde de Yoga où les textes anciens sont souvent laissés de côté afin de privilégier la recherche de la gratification instantanée).
  3. L’imaginaire peut facilement créer des illusions.
  4. Le sommeil (même sans rêve) peut également fausser notre perception. Exemple : très souvent durant la méditation des gens essaient de faire le « vide mental » et durant ces moments, ils essaient avant tout de se focaliser sur l’inexistence. Cela représente fermeture des sens cognitifs (au lieu de les intérioriser).
  5. Nos expériences et nos souvenirs colorent sans cesse nos jugements.
  6. Même le vrai savoir a ses limites car il nous incite à intellectualiser ce qui transcende l’intellect.
  7. Enlever ses modifications est la voie du Yoga.
  8. Au début, un Yogi va se baser sur le vrai savoir afin d’enlever les autres modifications.
  9. Mais arriver à un certain stade, il va chercher à se défaire même de cette vraie connaissance afin de pouvoir assimiler la réalité de la conscience.
Sutra 12-16 : Procéder pour enlever les vrittis
abhyāsa-vairāgya-ābhyāṁ tan-nirodha 12 A travers l’entrainement (intense) et le non-attachement on arrive à enlever ces fluctuations.
tatra sthitau yatno-‘bhyāsa 13 L’entrainement signifie l’effort nécessaire pour atteindre l’état calme (la paix intérieure).
sa tu dīrghakāla nairantarya satkāra-ādara-āsevito dr̥habhūmi 14 Quand on s’entraine pendant longtemps, sans pause et avec dévotion, cet entrainement crée une base solide.
dr̥ṣṭa-anuśravika-viaya-vitr̥ṣṇasya vaśīkāra-sajṇā vairāgyam 15 Quand l’esprit cesse de désirer (ce qui est à l’extérieur) et se focalise sur la connaissance intérieure, cela s’appelle le non-attachement.
tatpara purua-khyāte gua-vaitr̥ṣṇyam 16 Et quand le yogi atteint l’indifférence aux éléments les plus subtils de sa création, ce qui se manifeste à travers la connaissance de purusha, il atteint le non-attachement suprême.

 

A retenir :

  1. Il y a deux piliers dans la pratique de Yoga : l’entrainement et le non-attachement.
  2. Contrairement à ce que l’on pense souvent, l’entrainement ne signifie pas la pratique des asanas. Il s’agit en fait d’une pratique holistique qui assurera la prédominance de sattva guna dans l’esprit afin de pouvoir atteindre la (vraie) paix intérieure.
  3. Cet entrainement doit être fait pendant longtemps, sans pause et avec dévotion et foi. Si on s’arrête sans cesse, si on change d’opinion, si on se laisse aller, cet entrainement ne pourra jamais être considéré comme étant valable.
  4. Il est important de combiner l’entrainement avec le non-attachement (y compris le non-attachement aux résultats de l’entrainement).
  5. Les clés pour créer ce non-attachement sont :
    1. Avoir une routine
    2. Compréhension de la voie (la philosophie, la métaphysique)
    3. Connaissance de soi et introspection afin de pouvoir distinguer entre nos (vrais) besoins et nos désirs.
  6. Il est important de distinguer le non-attachement du détachement.
Sutra 17-20 : Différentes sortes de Yoga
vitarka-vicāra-ānanda-asmitā-rupa-anugamāt-saprajñāta 17 A travers la méditation sur vitarka (raisonnement, concentration sur un objet grossier), vichara (concentration sur un objet subtil), ananda (l’état de béatitude) asmita (l’égo pur) on atteint samprajnata samadhi (l’absorption/union cognitive dans un objet)
virāma-pratyaya-abhyāsa-pūrva saskāra-śeo-‘nya 18 A travers l’effort constant, un deuxième style de samadhi (asamprajnata samadhi – l’absorption/union sans objet, avec l’inexistence) est atteint. A ce stade, il ne reste plus que les samskara (les impressions latentes liées au karma)
bhava-pratyayo videha-prakr̥ti-layānam 19 Certains qui ont atteint les niveaux supérieurs de connaissance sont néanmoins nés (à cause des samskara) mais arrivent facilement à atteindre asamprajnata samadhi.
śraddhā-vīrya-smr̥ti samādhi-prajñā-pūrvaka itareṣām 20 Tout les autres doivent suivre les principes suivants : 1) foi dans la voie, 2) volonté, 3) répétition du processus, 4) entrainement sur la méditation et la concentration, 5) le vrai savoir, afin de d’abord atteindre samprajnata samadhi.

 

A retenir :

  1. Il existe deux stades d’union/absorption. Le premier est sur un objet (à noter, cet objet en Yoga est toujours à l’intérieur : on parle ici des tattvas, ou des éléments qui composent l’être) et le deuxième est « sans objet ».
  2. Afin de mieux comprendre le deuxième style d’union, il est important de noter que Dieu en Hindouisme est très différent de la perception occidentale. Dieu « existe » et « n’existe pas » en même temps. Sa qualité d’inexistence (nirguna brahman ou dieu avec manifestation) est vue comme sa vraie nature.
  3. Bien que certaines personnes (dû au karma de leurs vies antérieures) puissent atteindre le deuxième style de samadhi facilement, toutes les autres personnes doivent se concentrer d’abord pour atteindre le premier style de samadhi (l’union avec les tattvas qui les forment). Et pour cela, il est important d’avoir la dédication, l’entrainement sans pause, la volonté et se baser sur la vraie connaissance.
Sutra 21-22 : Degrés de la pratique
tīvra-savegānām-āsanna ॥21॥ Il (samadhi) est possible à atteindre pour ceux qui suivent la pratique avec intensité.
mr̥du-madhya-adhimātratvāt-tato’pi viśea 22 Mais même parmi eux, il peut avoir une différence dépendant des méthodes utilisés (et le temps et l’effort donné).

A retenir :

  1. Tout le monde est capable d’atteindre le samadhi mais il est important d’être persévérant.
  2. Mais la vitesse à laquelle on l’atteint dépend de plusieurs variables :
    1. L’intensité de la pratique.
    2. Le temps que l’on met dedans.
    3. Les styles de pratiques utilisées.
    4. La volonté et la compréhension de la personne.
  3. Même si on ne peut pas mettre des heures et des heures à pratiquer quotidiennement, il est néanmoins préférable de pratiquer tous les jours (même si ce n’est que 30 minutes par jour). Tant que la pratique est bien faite, cela donnera quand même des résultats.
Sutra 23-29 : La voie de la Foi et Aum
īśvara-praidhānād-vā 23 (Il est aussi possible d’atteindre le Samadhi) à travers l’abandon vers Dieu.
kleśa karma vipāka-āśayai-aparāmr̥ṣṭa purua-viśea īśvara 24 Isvara (Dieu) est une forme spéciale de Purusha exempte d’entrave, de karma (cause-effet), des fruits de karma ou des dépôts latents de karma.
tatra niratiśaya sarvajña-bījam 25 En (Dieu) fleurit le germe de l’omniscience suprême.
pūrveām-api-guru kālena-anavacchedāt 26 Il (Dieu) existe au-delà du temps et c’est à travers lui que les anciens maîtres avaient appris (le Yoga).
tasya vācaka praava 27 Le son sacré qui exprime (Dieu) est Aum.
taj-japa tad-artha-bhāvanam 28 Répéter ce mantra avec la compréhension (va amener à samadhi).
tata pratyak-cetana-adhigamo-‘py-antarāya-abhavaś-ca 29 Grâce à cela, la conscience s’intériorise et les obstacles disparaissent.

 

A retenir :

  1. Pour ceux qui ont la Foi, Patanjali donne un raccourci : la répétition d’Aum qui est considéré comme étant le premier son de l’univers, qui rassemble les 3 gunas (forces primordiales du cosmos).
  2. C’est cette partie qui distingue le Yoga de la philosophie de Sankhya (qui ne parle pas de Dieu et peut être considérée, dans sa forme actuelle, comme étant une philosophie athée).
  3. Bien que cela puisse paraître un raccourci, à moins d’avoir la Foi innée (et la compréhension de cette Foi), cela reste un long chemin.
  4. Les questions peuvent être posées sur pourquoi Patanjali ajoute cette partie (cela ira en contradiction avec ce qu’il va dire en Sadhana Pada).
Sutra 30-32 : Les Obstacles
vyaadhistyaanasaMshayapramaadaalasyaaviratibhraantidarshana vyādhi styāna saṁśaya pramāda-ālasya-avirati bhrāntidarśana-alabdha-bhūmikatva-anavasthitatvāni citta-vikṣepāḥ te antarāyā॥30 Maladie, inertie mentale, doute, négligence, paresse, intempérance (attirance vers le sensuel), erreur de jugement (basé sur une perception fautive), manque des bons fondamentaux et changer de projet (manque de persévérance) sont les obstacles dans la voie de Yoga.
duḥkha-daurmanasya-aṅgamejayatva-śvāsapraśvāsāḥ vikṣepa sahabhuva॥31 La souffrance, la tristesse, la frustration, l’agitation de corps et de l’esprit et l’irrégularité du souffle en sont les conséquences.
tat-pratiṣedha-artham-eka-tattva-abhyāsa॥32 Afin de surmonter ces obstacles, il faut entraîner l’esprit à se concentrer.

 

A retenir :

  1. Comme dans toutes voies, en Yoga aussi il y a des obstacles. Patanjali en liste 9, mais on peut les résumer en 1 : les fautes contre la sagesse qui finissent par créer les autres obstacles.
  2. Quand on cède à ces obstacles, le résultat est la souffrance physique et mentale ainsi que la frustration de ne pas avancer.
  3. La seule manière de surmonter ces obstacles, c’est à travers la volonté et la concentration (tout en se basant sur le vrai savoir).
  4. C’est d’autant plus valable dans le monde moderne où on a accès à tout style d’information, mais rarement avec des bonnes sources. Ce qui incite facilement à la dispersion, surtout quand on débute.
Sutra 33-39 : La clarté d’esprit
maitrī karuṇā mudito-pekṣāṇāṁ-sukha-duḥkha puṇya-apuṇya-viṣayāṇāṁ bhāvanātaḥ citta-prasādanam ॥33 L’esprit se purifie en cultivant l’amitié vers ceux qui sont heureux, la compassion vers ceux qui souffrent, la bienveillance envers les vertueux et l’indifférence envers ceux qui ne le sont pas.
pracchardana-vidhāraṇa-ābhyāṁ vā prāṇasya ॥34 L’esprit se calme par la régulation de l’expiration et à travers la maîtrise de prana
viṣayavatī vā pravr̥tti-rutpannā manasaḥ sthiti nibandhinī ॥35 Se concentrer sur les perceptions subtiles des sens aide aussi à stabiliser l’esprit.
viśokā vā jyotimatī 36 La concentration sur la lumière interne
vītarāga viṣayam vā cittam ॥37 Ou contempler un esprit libéré des désirs
svapna-nidrā jñāna-ālambanam vā ॥38 Ou se concentrer sur le processus des rêves
yathā-abhimata-dhyānād-vā ॥39 Ou en méditant sur un objet (interne) de son choix (l’esprit devient stable).

 

A retenir :

  1. Patanjali donne plusieurs techniques pour calmer l’esprit.
  2. Cela démarre avec la manière dont on interagit avec le monde qui nous entoure (ce qui est très important pour un débutant).
  3. A noter ici : en contradiction de Yoga moderne, Patanjali ne parle pas du tout d’Asana Abhyasa (entrainement sur des asanas) comme étant une technique valable pour calmer l’esprit.
Sutra 40-44 : Les 4 étapes d’acquisition de la vérité.
paramāṇu parama-mahattva-anto-‘sya vaśīkāra॥40 Quand le yogi est capable de se concentrer sur les objets minuscules et immenses, l’esprit est vraiment sous son contrôle.
kṣīṇa-vr̥tter-abhijātasy-eva maṇer-grahītr̥-grahaṇa-grāhyeṣu tatstha-tadañjanatā samāpatti॥41 Lorsque les vrittis sont maîtrisés, l’esprit devient comme un cristal transparent et le mental est dans un état de réceptivité parfait vis-à-vis l’Observateur, le sujet de l’observation et le moyen d’observer. Cet état est samapatti
tatra śabdārtha-jñāna-vikalpaiḥ saṁkīrṇā savitarkā samāpatti॥42 Dans la première étape de samapatii, il y a encore le raisonnement, il y a un mélange de l’objet, sa valeur et ce que l’on connait à propos de cet objet (grossier). Ça s’appelle savitarka samapatti.
smr̥ti-pariśuddhau svarūpa-śūnyeva-arthamātra-nirbhāsā nirvitarkā ॥43 Durant la deuxième étape, le mental cesse et seul l’objet reste illuminé (durant méditation). Ça s’appelle nirvitarka samapatii.
etayaiva savicārā nirvicārā ca sūkṣma-viṣaya vyākhyātā ॥44 De la même manière, durant les deux prochaines étapes, il y a sarvicara samapatii (méditation sur le subtil avec les raisonnements subtils) et nirvicara samapatii (méditation sans les pensées subtiles).

 

A retenir :

  1. Une fois on a réussi à maîtriser l’esprit, on peut démarrer une pratique méditative (ici la méditation est utilisée dans son sens traditionnel).
  2. Le pratiquant va passer 4 différentes étapes de l’absorption à travers sa pratique, dont la 4ème qui viendra à travers de longues années d’entrainement.
Sutra 46-51 : Les deux formes de Samadhi
sūkṣma-viṣayatvam-ca-aliṇga paryavasānam ॥45 (Au fur et à mesure) même les objets subtils vont se dissoudre dans la nature non-manifestée.
tā eva sabījas-samādhi॥46 Le samadhi atteint par ces 4 étapes précédentes comporte encore la graine (l’absorption avec un objet)
nirvicāra-vaiśāradye-‘dhyātma-prasāda॥47 Avec l’entrainement dans nirvicara on obtient la pureté des instruments de cognition (la vraie paix intérieure).
r̥tabharā tatra prajñā 48 Là (quand on a atteint cet état) se trouve les vraies connaissances.
śruta-anumāna-prajñā-abhyām-anya-viṣayā viśeṣa-arthatvāt ॥49 Les connaissances acquises durant cet état sont différentes que celles acquises à travers le témoignage et l’inférence (car on a transcendé l’intellect)
tajjas-saṁskāro-‘nya-saṁskāra pratibandhī ॥50 Les empreintes créées par ce style de connaissance enlèvent les empreintes créées par d’autres styles de connaissances.
tasyāpi nirodhe sarva-nirodhān-nirbījaḥ samādhi॥51 Quand même ces empreintes s’en vont, l’être atteint l’absorption sans objet (s’unit avec la conscience suprême/dieu).

 

A retenir :

  1. Une fois on a passé ces 4 étapes, à travers l’entrainement dans nirvichara samapatii, l’être atteint le samadhi.
  2. Mais au départ, ce samadhi est avec bija (graine – objet), dit autrement, il s’agit d’une samadhi/union avec les aspects manifestés du cosmos.
  3. Continuant dans cette voie, l’être va réussir à s’unir avec le Dieu non-manifesté.

 

Publié par

Pour moi, le Yoga est un voyage qui a démarré quand j'étais à peine adolescent... mais ce n'était pas le Yoga tel qu'il est pratiqué de nos jours. Il s'agissait surtout d'un art de vivre, une quête vers le Soi, un désir de s'interroger. Aujourd'hui, à travers Abhisaran, j'essaie de transmettre cette approche globale et holistique du yoga qui travaille à la fois le corps, la psyché et l'esprit, tout en s'appuyant sur l'Ayurvéda et le Tantra.

2 commentaires sur « Résumé de Samadhi Pada des Yoga Sutra »

  1. Merci ! C’est toujours intéressant de lire sur les yogas sutras. C’est vrai que vous avez simplifié les explications mais les yogas sutras ne sont pas faciles et je trouve que vous en avez tiré l’essentiel. Après à chacun d’évoluer et d’intégrer les sutras. tadah drastuh svarupe vasthanam ! (un des mes préférés). Namaste

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