L’anatomie ésotérique : Chakra

Chakra

Durant le dernier article, nous discutions des nādī – les canaux dans notre corps énergétique à travers desquels bouge le prana. Des milliers des nādī dans notre corps, le plus important est Sushuma. Tous les autres nādī trouvent leurs origines dans le Sushuma et Sushuma est le nādī qui existe en dehors de la dimension temporelle.

Souvent confondus avec les « centres énergétiques » (qui, eux, sont appelés Marma), les Chakras (les vortex énergétiques) se situent sur le Sushuma.

Afin de mieux comprendre les Chakras, il est important de nommer quelques spécificités de l’hindouisme :

La question du temps : Dans l’hindouisme, le temps est vu comme une dimension tout comme l’espace. Ce temps est considéré comme étant « circulaire » au lieu de « linéaire ».

Multivers et pas univers : L’hindouisme ne considère pas que l’univers physique que nous pouvons apercevoir est la limite de la création. Plutôt, la création est considérée comme étant un multivers composé de milliers de différents plans d’existence qui se situent dans les divers espace-temps démarrant de la naissance de la création.

Tout ce qui était, existe toujours : D’après la métaphysique hindou, le passé n’a pas disparu. Il existe toujours : simplement dans un différent espace-temps.

Involution et pas évolution : Dans l’hindouisme, nous ne cherchons pas à « évoluer ». Mais plutôt, la recherche est de permettre à l’âme de rejoindre sa « source » (que l’on peut appeler dieu/énergie/néant). Et ce processus demande que notre âme et notre conscience puissent traverser l’espace-temps afin de retrouver son point d’origine.

Alors les chakras ?

Ces 4 points clés peuvent paraître difficile à aborder, d’autant plus que pour éviter que cet article devienne un livre, j’ai essayé de les simplifier énormément. Ils sont néanmoins importants à garder en tête afin de mieux comprendre les Chakras. Quand les Yogis cherchaient à rejoindre « Dieu », l’idée c’était d’amener leur conscience vers le point d’origine de toute création. Et la clé de cette recherche était le Sushuma nādī – le seul qui nous lie à ce point d’origine. Les chakras sont les vortex sur le Sushuma qui permettent à la conscience de traverser les divers plans d’existence.

Les chakras et vous.

Aujourd’hui, les chakras sont vu plus comme les centres énergétiques qui impactent notre vie de tous les jours. Ce n’est pas tout à fait exact. Les chakras n’ont pas un impact « direct » sur notre être mais plutôt un impact « indirect ». Par exemple, quand on dit qu’un chakra est bloqué, ce n’est pas le chakra lui-même qui est bloqué. Plutôt le centre énergétique lié à ce Chakra (Marma) qui est bloqué. De même les chakras ne sont jamais fermés (sauf dans le cas de décès). Quand on parle « d’ouverture » des chakras, cela signifie surtout amener notre conscience dans les chakras.

Cela a également un impact sur les méditations sur les chakras. Très souvent, vous verrez les personnes parler de méditer directement sur le 3ème ou 5ème chakra. Ou encore, durant certaines méditations, d’abord on va se concentrer sur un chakra ensuite sur un deuxième chakra.

Dans l’approche traditionnelle, la méthode est différente. Nous démarrons toujours par le chakra racine. Et par la suite nous montons notre conscience chakra par chakra. Pour prendre un exemple, si nous cherchions à méditer sur l’Ajna chakra (troisième œil) le procédé va démarrer dans le nombril, d’où la conscience sera descendue vers le Muladhara (chakra racine) et par la suite monter sur les 4 chakras suivant avant de l’amener à l’Ajna chakra.

Les 7 chakras

Chaque chakra aura son propre article où nous discuterons des centres énergétiques liés à tel chakra ainsi que leurs impacts sur nous. En attendant, voici les 7 chakras :

  1. Muladhara (l’élément de terre, lié aux coccyx et périnée).
  2. Svaddhishthana (lié à l’élément eau et nos génitaux).
  3. Manipura (lié à notre nombril et l’élément feu).
  4. Anahata (lié à notre cœur et l’élément de l’air).
  5. Vishuddha (lié à notre gorge et l’élément de l’air).
  6. Ajna (lié à notre front et notre conscience).
  7. Sahasara (lié au sommet du crâne et à la connaissance de la réalité de l’univers).